L'ange du bizarre au Musée d'Orsay

 
 
Hello à tous, aujourd'hui un post un peu spécial car j'ai une folle envie de partager avec vous mes impressions sur une exposition totalement bouleversante, celle de L'ange du bizarre sur le romantisme  noir qui se déroule au Musée d'Orsay.
J'ai toujours été intrigué par les mystères de ce monde, et des mystères "supposés" de mondes invisibles. Pendant plusieurs années je passais une grande partie de mes week end dans mon lit à bouquiner, sur la religion, la spiritualité, l'astrologie, la numérologie le tarot, la magie, la psychologie, freudienne et transcendantale pour me forger ma propre philosophie syncrétique, alors pour moi cette exposition c'était la promesse de la projection matérielle des mythes grouillant dans mon imaginaire.
L'exposition se compose en quatres parties, la première aborde le romantisme noir anglo-saxon, la deuxième le romantisme noir germanique et français, une troisième partie à pour sujet le symbolisme, et la dernière partie aborde les évolutions des diverses représentation de l'étrange.
Comme vous voyez, cette exposition est extrêment dense alors j'ai décidé de consacrer cet article, exlusivement sur les parties concernant le romantisme anglo saxon et le symbolisme. Mode Femme Street Style
Le romantisme est né au 18ème siècle, une époque ou l'Europe à été remué par les nombreux penseurs des Lumières, ouvrant un nouveaux paradigme ou la religion était remise en cause et considéré par ces philosophes nouveaux, comme désuète et obsolète.
A cette époque de nombreux artistes ont pris le parti de de ne pas adopter la vision exclusivement scientifique des philophes des Lumières et de s'intésser autant à l'aspect visible de ce monde qu'à ces mystères encore non révélé, religieux ou mystique.
Cette vision métaphysique de l'humanité offrait une perception tout autre de l'homme, ou sa vie ne serait pas seulement un insipide trajet menant à la mort puis au vide, mais une aventure bien plus spectaculaire ou le postulat de l'immortalité de l'âme imposerait une autre dynamique quant à la facon d'anticiper le monde et permettrait d'entrevoir une éternité; une optique de découverte plus optimiste, loin de la philophie désenchanté des Lumières, mais parfois aussi, plus sombre par ces réprésentations du Diable, tellement attirant mais encore plus pervers...
 
Virgile et Dante aux cercles des enfers
Cette  peinture de William Adolphe Bouguereau est une représentation d'un des passage de La divine comédie de Dante ou ce dernier est accompagné du philosophe Virgil aux 8ème cercle des Enfers. Dans cette abîme se trouvent des personnes ayant été des usurpateurs et des faux monnayeurs de leur vivant.
Le diable révèle ici sa véritable figure maintenant que leurs âmes lui appartient pour toujours.. Voilà les closes d'une allégance à Satan: une vie de faste contre une éternité de douleur...
 
 
 
Veille d'apocalypse
 
L'Apocalypse de St Jean est souvent considéré comme le texte biblique le plus difficile d'interprétration de par sa complexité anagogique, peu peuvent se targuer de connaître son véritable sens. Dans son tableau Samuel Colman présente sa perception de l'arrivée de l'Apocalypse, un énorme chaos qu'un beau jeune homme, accoudé sur des livres, symbole de la connaissance, admirerait comme un spectacle de premier choix, cet homme semble être la base centrifuge de flamme à son arrières plan, flammes dans lesquelles s'engouffre le monde à l'agonie.
Le tableau est immense et une chose tout à fait troublante, et qui n'est malheureusement pas visible sur ce format réduit, est le sourire que le personnage de ce jeune et séduisant diable à aux lèvres:glaçant.
Le Pandemonium
Le Pandemonium est le mot que John  Milton utilise dans son poème le Paradis perdu pour qualifier la capitale des Enfers d'ou le Diable -ici représenté en Empereur conquérant- convoque ces démons. Un chef d'oeuvre de John Martin
Le vol des sorcières
Goya représente ici des sorcières en lévitation penché sur le corps d'un innocent faisant les frais de leur rituels magiques, en dessous se trouve des hommes adhérant au philosophie des Lumières et ne percevant pas la présence de ces forces occulte et magique les entourant, Goya accentue la satire en ajoutant à son tableau un âne symbole bien connu de la bêtise et de l'entêtement.
  Méduse ou Infini douleur
Violé par Poséidon la chevelure de serpent de Méduse serait le résultat de la punition injuste que lui infligea Athéna car Poseidon l'ayant violé au pied de le statue à son effigie auarit été dégouté et outré, elle est devenue une figure la femme martyr abusé par les hommes à cause de sa beauté, une figure également de la prostituée, cette sculpture est l'oeuvre de Paul Dardé.
Idole de la perversité
Cette oeuvre symboliste de Jean Delvil réprésente la femme dans son paradoxe. Une femme hybride
à la fois vierge et prostitué, à la fois madone pure chaste et innocente et en même temps objet de désir, créature dépravée et à la beauté néfaste pour l'homme qui se laisse aveuglé et deviennant ainsi esclave de leur exaltante sensualité
Le péché poursuivie par la mort
Le cauchemar
 

Le péché
 
 
 
 Photographe: Hugo GIACOMETTI